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1814-1815
rait la consolation de conserver son intégrité 1 .Le comte Anthelme Marin publiait une bro-chure dont le titre seul était un avertissement :Les Alpes sont les limites naturelles et néces-saires du territoire français; et les hauts di-gnitaires de l’Empire, originaires de Savoie etralliés à Louis XVIII, les généraux Guillet,Dessaix, Curial, le comte Berthollet, et d’au-tres, adressaient au Congrès de Vienne uneprotestation (1 er et 7 juillet 1814), demeurée iné-dite jusqu’à ce jour et dont le langage, à (a foishardi et mesuré, faisait à la conscience des di-plomates un suprême appel ' 2 . Ce document seterminait par une conclusion énergique : LaSavoie a toujours appartenu à la France entemps de guerre ; elle doit lui appartenir irré-vocablement en temps de paix.
A peine les germes de 7,izanie semés entreles Savoyens de France et les Savoyens de Pié-mont avaient-ils eu le temps de germer, que lebruit éclata du retour de Napoléon (mars 1815).Ce fut un coup de foudre qui fit crouler lespetits moyens échafaudés avec tant de peinepour aigrir ce qu’on appelait, à Conflans, lessujets français par opposition aux nationauxdes Etats. L’Empereur continuait sa marche enavant; les Grenoblois lui apportaient les clefsde leur ville sur les ais des portes brisées; Lyons’offrait; le héros rentrait acclamé aux Tuile-ries; ce retour d’exil était un triomphe. Dansles Alpes, tous les vieux soldats licenciés re-prennent la cocarde tricolore et prêtent l’oreille
1 Correspondance diplomatique, tome I, page 376.’ PREUVES. Document n° C.
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