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Tome troisième.
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1856 - 1*58

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l’homme est chancelant, l’on demande et l’on imposedes rétractations injurieuses . 1 »

Les quatre évêques de Savoie répliquent àcette circulaire par une vigoureuse protestationdu 3 juillet adressée au président du Conseildes ministres; et le Courrier des Alpes recom-mence contre le gouvernement une nouvellecampagne de chiffres. Il établit que la Savoielivre au Piémont, en 1856 , 4,717,115 fr. 35,déduction faite de tous frais et dépenses soldéspar l’Etat dans le pays, au lieu de 1,657,238 fr.58 qu’elle payait en 1848. Il réclame les troismillions par an que perd la Savoie, chaqueannée, avec le régime du Connubio et l’utopiede Vidée.

Cependant, le parti radical gagne du terrain;le pensionnat du Sacré-Cœur est fermé 2 ; unemanifestation populaire en faveur de l’intendantMagenta, accusé d’actes équivoques par le particlérical, réunit les fonctionnaires, les ouvrierset les officiers de la garde nationale, malgrél’ordre du syndic et les efforts du colonel, M. deSavoiroux, qui donne sa démission (29 juin1857). Les étudiants brûlent le Courrier desAlpes sur la place Saint-Léger comme à Bonne-ville et à Thonon, en 1848, on brûlait les jour-naux italiens. Ce journal est condamné pourdiffamation envers le publiciste piémontais Me-

' Circulaire du ministre Rattazzi, du 9 juin 1856, aux inten-dants et avocats généraux.

5 On rappelle, à ce propos, la loi française de 1850 sur laliberté de l'enseignement ; on blâma la tendance de l’Etat à seservir du monopole comme d’un levier politique ; on réclamala liberté de l’école, le droit de concurrence et l’influence légi-time de l’Eglise dans l’enseignement primaire, surtout pourles filles.