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Tome troisième.
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1850

vignobles, les nombreuses et élégantes villesvaudoises ; en face, sur la rive de Savoie, desbois sombres, quelques villages, point deroutes. C’est que la terre ouvre son sein fertile,disaient-ils avec Jean-Jacques, aux peuples quila cultivent pour eux-mêmes; elle semblesourire et s’animer au doux spectacle de laliberté; elle n’est ingrate que pour les esclaves.

D’après les dépêches de M. Harris, ministred’Angleterre à Berne, communiquées au Par-lement, la Suisse sollicitait les bons offices del’Angleterre pour obtenir du Piémont la ces-sion du Ghablais et du Faucigny et de la Francele district de Gex, c’est-à-dire le flanc du Jura,la route fortifiée des Rousses, le fort de l’Ecluseet la vallée du Rhône, plus le territoire en litigedans la vallée des Dappes. Les plus modérésrevendiquaient la neutralisation perpétuelle de! la Savoie '. Le démembrement de la province,| réclamé par les démocrates d’Annecy, de Tho-■: non, de Genève, qui espéraient arrêter la France' au torrent des Usses, servit de prétexte à quel-ques rares théoriciens qui se firent les apôtresS d’une utopie renouvelée de 1568, la Savoie; indépendante - ; c’était condamner ce pays àmourir d’asphyxie morale dans son isolement;i c’était le suicide 3 .

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' La Suisse dans la question de Savoie. (6 décembre 1859.Paris et Lausanne.) — William de La Rive. La question deSavoie. (Genève. 23 janvier 1860.)

■ P.-J. Drevet. Solution de la question savoisienne. (Cham-béry. 1860.)

8 U y eut aussi les fantaisistes comme l’abbé Mouehet, quijetaient au vent plus d’injures que de raisons. Nous en sommesdonc encore, s’écriait-il, anx temps où les populations sontéchangées par un maître, comme deux laboureurs échangentquelques télés de bétail! Et il raillait les aveuglements du pré-

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