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de beaucoup redevables à S. M. et au prince d’Hespai-gne et s’il est contrainct à retarder la restitution desEslats, et ne peut, aussi tost que nos gens d’Aoste etceux de par delà les monts le désirent, renger à la raisonles ennemys du repos et de la grandeur de nostre mai-son, nous y porterons avec asseurance nos vies, nosbiens et nos volontés affin de tesmoigner que nous nesommes point ingrats de ses faveurs, de quoy il convientl’en asseurer à propos et que le fils te prenne d’affectioncomme a fait le père.(Septembre 1546.)
DOCUMENT N» XX
L edit Sgr Carlo di Simiane te pourra tesmoigner, enattendant que j’envoye un ehevaulcheur exprès pourte faire entendre certains ennuys que j’ay et te porterla provision qu’on m’a baillé de Gennes pour mesbagues, qu’il ne faut point doubter que je n’employe toutce qui dépend de ma puissance, laquelle est bien petite,pour ce qui regardera ton bien et les allégements de tadespence, ne faisant jà aucune différence ny contrariétéentre tes intérests et les miens.(24 août 1547.)
DOCUMENT N« XXi
J e te conjure de te modérer en l’estât de nos affairesle plus possible et penser aussy à nos Estats et auxpaovres subjects comme à la gloire et puissance del’Empereur que je te prie n’importuner pour affairesd’argent, ne réclamant la pension et mon deu qu’auxplus intimes ministres et conseilliers. Après quoy j’yvoudrois apporter quelque soulagement et j’y employe-ray le peu de forces que N. S. m’a mis en main pourt’assister toy et tes gentilhommes en tout ce que tuestimeras en avoir besoin. Aye soin de ta santé et de
te conserver pour l’amour de moy. (9 novembre
1547.)