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ensemble sommes esbay et malcontent qu’elle soitvenue si lentement de crainte que la tardiveté de la
responce ne soit attribuée à nostre nonchaloir.Nous
sommes mortifié pour ce que ledit cardinal (de Lor-raine) vous a mandé que madame Marguerite dèmonstreavoir doute que soyons mal volontiers asseuré au ma-riaige qui s’est prouposé entr elle et nous par la raisondes paroles qui furent tenues de la tille du roy sa
niepce.Véritablement l’instance faite de l’une n’a
point esté en mespris de l’aultre laquelle dès long-temps et souventes fois vous entre attitrés avez ouy priser
et célébrer ainsy que convient.desquelles vertus
nous faisions si grand compte que nous estimerions àbonheur si Dieu nous donne une telle partye et croyonscertainement, la mocquerie à part, qu’il nous advien-dra ce dont tant de l'oys nous avez adverty assavoir que
laisserons gouverner à la femme. (10 novembre
4558 .)
Tiré des Archives de Tunis (Leltere particolari); trans-crit et communiqué par M. Jules Baux, de Bourg.
DOCUMENT N° XXXIX
Emmanuel-Philibert au comte de Tende.
M onsieur mon cousin, je me suys grandement esbaydu bruict qui court de tous costés que vous soyeznovellement adhéré à la secte réprouvée, chose que nepuis croire vous ayant cogneu du passé grand zélateurde l’Eglise catholique. Tel et si grand est le déplaisird’ouyr que le monde prcsehe telle opinion d’un qui estde mon sang que ne sera y jamais à mon ayse jusques àtant que m’ayez adverty de la vérité en faict. Treuvantvostre intention telle que j’espère je recevray l’un desplus grands contentements qui me puisse venir d’àprésent ; ains si la malice d’aulcuns vous a destournéde la bonne voye je vous exhorte et interpelle commebon parent et amy de suyvre et reprendre le droicl