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chaque membre de maison’, de 3, 2 ou 1 gros, suivantque le bâtiment se trouvait dans les villages, ou, horsles villages, à la planure ou à la montagne ; enfin, pourchaque roue de moulin, de 4 gros (Aime).
Sous le Saix, les plaits variaient, pour des conditionsidentiques de terroir et de culture, de 6 quarts, 3 quartset 2 quarts (le bichet de terres et prés) aux Allues, à 2gros, 1 gros et 6 quarts à Saint-Bon ; de 6 quarts (val deBozel) à 4 gros (Saint-Jacquemoz) pour les vignes *. Letarif de l’édit de 1563 adoptait uniformément pour lerachat des servitudes les chiffres ci-après, en capitalune fois payé : pour les terres arables et les prés, parquartanée ou bichet, 1 livre 10 gros, 1 livre ou 10 gros,suivant la position ; pour les vignes, par fossorée, 1 livre10 gros; pour les maisons, 2 livres, 1 livre ou 10gros;pour chaque roue de moulin, 4 écus.
L’enquête établit que les seigneurs possédant juri-diction en Tarentaise étaient à cette époque le duc deSavoie (fiefs d’Aigueblanche, de Salins, des Belles-Villes et de Bellentre), le comte de JWontmayeur (Aime,Les Chapelles, etc.), le baron de la Val d’Isère (Lignes,Bourg St-Maurice et Sainte-Foy), le baron de Chevron(Villette), l’abbaye du Betton (Hauteville), l’archevêque(Bozel, Les Allues), Marguerite de Marnix, femme dusénateur Davise (Saint-Bon).
1 Le membre de la maison s’entend d'une cuisine avec uneétable ou un cellier, suivant qu’il s'agit d’une exploitation deterres, de prés ou de vignes.
s Le plus souvent, dit l’enquête, on fait un bloc des plaits,laods, ventes et servis et l’on quittance le tout, en général, parfigure da transaction et accords amiables pour éviter tout con-tredit. Jamais on ne lève toute la prise (récolte) ce qui seroitchose estrange et cruelle aux enfants du trépassé qui ne sesauroient nourrir et par ainsy auroient condition pire que tail-lables. — On n’exigea presque jamais le revenu d’une année,même au cas de deux décès successifs, mais le plus souvent1/2, déduction faite des droits coioniques et des frais de funé-railles.