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Tome troisième.
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ses droits tout en évitant l’enquête. La forme de ces actes, rédi-gés par des notaires, est partout la même. (La plupart sontpubliés au tome I er des Doc. de VAcad, de la Val d'Isère. 1868.)

Les offres se divisent en trois catégories : Rachat de la tailla-bilité personnelle (Planey, Pralognan, Champagny, Bozel) ;Transformation des services féodaux, corvées, censes, servis,plails, alpéages, en redevance annuelle en argent ou en natured'une quotité fixe (Saint-Bon, N.-D. du Pré, La Bastie, etc.);Transformation de la quotité variable de la dlme sur les blés,les légumes, les agneaux, le vin, etc., en une redevance annuellefixe en grains ou en argent (Saint-Martin et Saint-Jean deBelleville, Montgirod, Les Avanchers, Les Alluesetc.).

Les communiera devenaient ainsi leurs propres fermiers etsuccédaient, à titre d’albergement perpétuel, aux droits multi-ples, onéreux et discutés du prélat, soit pour l’échute, soitpour les corvées, alpéages et servis, soit pour la dîme, lesquelsse résumaient dorénavant en une redevance fixe répartie entreeux par eux-mêmes et recouvrée par leurs propres syndics. Lesoffres, complétées par une quittance des droits arriérés, unefois acceptées pour chaque paroisse par l’archevêque, furentratifiées par les assemblées de paysans et devinrent définitivespar l’homologation du Sénat. Saint-Jacquemoz se rachetade la dime du vin (24 mars 1601) moyennant la rente de 70setiers de vin rouge, rendus au palais de Moûtiers, le jour deSaint-André, sans espoir de prétendre jamais aucun rabais ;N.-D. du Pré se racheta de la dîme du blé (17 mai 1601) pour88 setiers de blé, afin d'éviter aux favetiers et tenanciers lesextorsions des collecteurs et fermiers; Hauleeour se rachètepour 2 pistoles 1/2 d’or d’Espagne (8 juillet 1664) ; Saint-Marcelde Saint-Martin pour 64 setiers de blé, à la condition que Mon-seigneur baillera le disner aux gens qui lui porteront la cense(15 juillet 1664). Un fait donnera l’idée du chaos légal qui domi-nait les échanges agricoles, les transactions commerciales etqui autorisait tous les abus de l’arbitraire. Le moulin des Rottessur l’Isère avait été affermé le 3 janvier 1644 pour 14 florinsde Savoie l’an ; ce bail fut résilié en 1661 moyennant une in-demnité de 300 écus à 5 florins pièce, monnaie de Savoie, quifurent payés au fermier Perret de la manière suivante : 32pistoles d’Italie, 2 doublons de Gênes, 23 pistoles d’Espagne,15 écus blancs, 8 ducatons, 12 quarts d’écu, 13 crozats, et lereste en neuve monnaie de Savoie. (Acte reçu le 18 mars 1661par le notaire ducal Moris à Moûtiers.)

DOCUMENT N» CXXI

’an 1750 et le 24 d’avril, à 4 h. après midy, àMoustier, dans le Palais archiépiscopal, etc..