' — 572 —
ment à bien moindre prise, c’est-à-dire à raison de 5sols par quartanée en plaine, 3 sols à mi-mont et 1 solen montagne selon le dire du public. — 4° Les com-munaux de la plaine ont été depuis ledit affranchisse-ment emportés par les inondations, ce qui porte unediminution à la valeur du fief. On espère que ces dé-ductions seront acceptées, de sorte que pour les 2,800livres payées par la Communauté elle sera affranchie detous droits seigneuriaux et que le droit du ban du vinlui restera.
Tiré du Protocoi.e d’Jgnace-Joseph Cornu, notaire àAime.
DOCUMENT N° CXXIII
D u 27 e frimaire de l’an 2 e de la République, nousJean-Pierre Bérard l’aîné, maire de la commune deMoûtiers, savoir faisons que ce jourdhuy nous noussommes transporté, après midy, avec le citoyen F. Fa-vre, secrétaire-greffier, dans la maison d’arrêt pourvisiter les détenus, faire droit aux réclamations qu’ilspourroient faire. Où étant, nous avons trouvé les ci-toyens Jean-Baptiste Gazagne, Thomas Semillion etVictor-Amédée Roccaz. Nous les avons interpellé denous dire s’ils n’ont aucune réclamation à faire contrele gardiateur de la prison, si le riche nourrit le pauvre,s’ils vivent en commun. Ledit Roccaz nous a réponduqu’ils vivoient tous les trois en commun et qu’il estnourri aux frais du citoyen Gazagne. Et ils nous ont ditles uns et les autres qu’ils étoient charmés de vivre encommun et qu’ils exécuteront ponctuellement tout cequi leur sera prescrit.
Tiré des Arch. mun. de Moûtiers. — Procès-verbauxde visites domiciliaires et de celles des prisons où sontles suspects. (Cahier n° 9.)
DOCUMENT N» CXXIV
L e 18 ventôse de l’an second de la R. F. U. I. et D.,nous Bérard l’aîné, maire de la commune de Mopt-