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TUKGOT
En analysant ces cinq manières de placer lescapitaux, Turgot fait remarquer, et il le prouve, queles avances, c’est-à-dire les capitaux préalables, sonttoujours nécessaires à quiconque veut faire une en-treprise, quelle qu’en soit la nature. Les entreprisesagricoles ne peuvent pas s’en passer plus que lesautres. Il en tire cette conséquence que la culturea, comme l’industrie, ses entrepreneurs et ses ou-vriers. Les entrepreneurs fournissent le capital, etles ouvriers, la main-d’œuvre. Les simples ouvriersde la culture, comme les simples artisans de l’in-dustrie, n’ont d’autre bien que leurs bras et n’ontd’autre profit que leur salaire. Sans capitaliste,c’est-à-dire sans capitaux, il ne peut y avoir degrande culture, et la grande culture est nécessaireau progrès, car la terre ne peut, que par la grandeculture, rendre tout ce qu’elle est capable de donner.
La culture des terres, les industries de tout genre,roulent donc sur une masse de capitaux ou derichesses mobilières accumulées, qui rentrent chaqueannée dans les mains de ceux auxquels elles appar-tiennent pour être reversées et avancées de nouveaul’année suivante et permettre aux mêmes entreprisesde se continuer.
Revenant, à la fin, sur la théorie chère à Quesnay,Turgot conclut à exonérer de toute contribution auxdépenses publiques le produit des capitaux, parceque c’est un produit prélevé sur celui des terres.Seul le revenu des propriétaires peut être consi-déré comme libre, parce qu’il constitue une richesse