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TÜIIGOT
de la liberté ou sans avoir su la protéger, s’ilsl’avaient reconnue, contre l’esprit de monopole.
La liberté générale d’acheter et de vendre luiparaissait le seul moyen d’assurer , d’un côté auxvendeurs un prix de vente assez élevé pour encou-rager la production, de l’autre aux consommateursle prix d’achat le plus bas possible pour la meilleuremarchandise. Il reconnaissait qu’il y avait des mar-chands fripons et des consommateurs dupes, mais ildisait que c’était aux particuliers à faire leur policeet qu’on ne devait pas fournir des bourrelets à tousles enfants sous prétexte que les enfants peuventtomber et se faire du mal en tombant.
Turgot résume dans les trois propositions sui-vantes la doctrine de Gournay dont il a fait la siennepropre.
Premièrement : « Rendre à toutes les branchesdu commerce cette liberté précieuse que les préjugésdes siècles d’ignorance, la facilité du gouvernementà se prêter à des intérêts particuliers, le désir d’uneperfection mal entendue, leur ont fait perdre. »Deuxièmement : « Faciliter le travail à tous lesmembres de l’Etat, afin d’exciter la plus grande con-currence dans la vente, d’où résultera nécessaire-ment la plus grande perfection dans la fabrication,et le prix le plus avantageux pour l’acheteur. »Troisièmement : « Donner à l’acheteur le plusgrand nombre de concurrents possible, en ouvrantaux vendeurs tous les débouchés de sa denrée, cequi est le seul moyen d’assurer au travail sa récom-