INTENDANCE DE LIMOGES
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au déiicit existant dans la généralité. Turgot, avertidu danger, prit les mesures les plus énergiques. Ilinsista auprès du Conseil pour en obtenir la cassa-tion de l’arrêt de Bordeaux. Il ordonna à la munici-palité de Turcnne de cesser de faire opposition àla sortie des grains. Il fit défendre, par arrêt duConseil, au lieutenant de police d’Angoulême defaire exécuter son ordonnance. En même temps ilfaisait distribuer un grand nombre d’exemplairesde la déclaration royale de 1763 et de l’édit dejuillet 1764 sur la libre circulation des grains, ainsique l’ouvrage de Le Trosne intitulé La liberté du.commerce des grains , toujours utile, jamais nuisible,car il avait coutume de dire : « Les ordres mêmedoivent être semés en terres préparées ». Il ne secontenta pas d’ailleurs de ces mesures en quelquesorte passives; il organisa des bureaux de charité,obligea les propriétaires à nourrir leurs colons etouvrit des chantiers pour la construction des routeset des chemins.
Cependant les difficultés politiques que ne manquapas de faire naître le prix élevé des blés, non seule-ment à Limoges, mais dans beaucoup de provinces,avaient fortement ébranlé la confiance de l’abbéTcrray, si toutefois il était sincère, ce qui n’est pasprobable, dans l’efficacité de la liberté de la circula-tion des grains que le contrôleur général Bertinavait permise par l’édit de 1764; l’abbé Terray priten conséquence la résolution de révoquer l’édit.Avant de donner suite à son projet et quoique par-ti