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laire qui s’élève contre la liberté du commerce desblés et contre la liberté de tout commerce. Vousvoyez les horreurs qu’on vient de commettre à Dijon.Dieu veuille que les fétiches n’aient pas excité sousmain cette petite Saint-Barthélemy. » Et dans uneautre lettre, écrite un mois plus tard et adressée àMme de Saint-Julien : « Si vous aviez été à Dijon,vous auriez prévenu l’émeute criminelle qui a étéexcitée sous main par les ennemis de M. Turgot. »Turgot répondit à l’émeute de Dijon non pas enfaisant une concession au parti des règlements, mais,ce qui était plus conforme à ses vues, en donnantde nouveaux gages à la liberté du commerce, à Dijonmême, ainsi qu’à Beaune, à Saint-Jean-de-Losne et àMontbard. Il essaya de combattre la cherté par lesdiminutions d’impôt. « Le Roi », dit-il dans un arrêtdu Conseil du 22 avril 1775, rendu par conséquentquatre jours après l’insurrection, c’est-à-dire au mo-ment même où il en était informé à Paris, « occupédes moyens d’empêcher que les grains nécessaires àla subsistance de ses peuples ne s’élèvent au-dessusdu prix juste et naturel qu’ils doivent avoir, suivantla variété des saisons et l’état des récoltes, a établi,par son arrêt du 13 septembre 1774 et par les lettrespatentes du 2 novembre dernier, la liberté du com-merce, qui, seule, peut par son activité procurerdes grains dans les cantons où se feraient sentir lesbesoins, et prévenir par la concurrence tout ren-chérissement excessif.... En conséquence, la percep-tion de tous droits sur les grains et farines, tant à
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