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n’avait d’ailleurs pas pu éviter un écueil sur lequelviennent le plus souvent échouer les révolutions oùla question du personnel joue un grand rôle. Lesremplacements, faits avec précipitation, laissaientbeaucoup à désirer; les nouveaux juges avaient moinsde valeur que les anciens. Ces juges « postiches »,comme on les appelait, manquaient, non sans raison,de considération. Une sorte d’opinion publique pa-raissait donc imposer au gouvernement, même endehors du monde des intéressés, le renvoi des nou-veaux juges et le retour des anciens. Il ne faut pass’y tromper, cependant. La destruction des anciensparlements et l’organisation d’une magistrature quin’aurait pas eu d’autre attribution que de rendre lajustice, sans se mêler d’administration ni de poli-tique, étaient la condition préalable des réformesciviles, économiques et politiques qui auraient puprévenir les violences de la fin du siècle et permettreà la révolution française d’accomplir son œuvre, enfaisant succéder, petit à petit, les principes du gou-vernement moderne à ceux de l’ancien régime.M. de I mrcy, dans l’article qu’il a consacré àLouis XVI et à Turgot dans le Correspondant dumois d’août 1808 , considère le rappel des parlementscomme le premier pas fait dans le sens d’une politi-que qui ne pouvait, selon lui, aboutir qu’à un péril.
Turgot était opposé au rappel, et il était en celad’accord avec tous ses collègues, sauf Maurepas.« On assure, dit la correspondance Métra, que leroi a dû prendre sur soi tout l’événement et user