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TtîUGOT
corvées a été celui des six qui a été le plus violem-ment attaqué.
« Le poids de cette charge, dit-il, ne. tombe et nepeut tomber que sur la partie la plus pauvre de nossujets, sur ceux qui n’ont de propriété que leursbras et leur industrie, sur les cultivateurs et lesfermiers. Les propriétaires, presque tous privilé-giés, en sont exempts, ou n’y contribuent que trèspeu ; cependant c’est aux propriétaires que les che-mins sont utiles par la valeur que les communicationsmultipliées donnent aux productions de leurs terres...C’est donc la classe des propriétaires des terres quirecueille le fruit de la confection des chemins, c’estelle qui doit seule en faire l’avance puisqu’elle enretire les intérêts. Comment pourrait-il être juste d’yfaire contribuer ceux qui n’ont rien à eux, de lesforcer à donner leur temps et leur travail sanssalaire, de leur enlever la seule ressource qu’ilsaient contre la misère et la faim, pour les faire tra-vailler au prolit de citoyens plus riches qu’eux.... Parle compte que nous nous sommes fait rendre desroutes à construire et à entretenir dans nos diffé-rentes provinces, nous croyons pouvoir assurer nossujets qu’en aucune année la dépense pour cet objetne surpassera la somme de dix millions pour la tota-lité des pays d’élection. Cette contribution ayantpour objet une dépense utile à tous les propriétaires,nous voulons que tous les propriétaires privilégiés etnon privilégiés y concourent, ainsi qu’il est d’usagepour toutes les charges locales. »