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toujours dans la dépendance d’un grand ou d’un mi-nistre; alors il me paraîtra juste de déférer à une pa-reille assemblée la discussion de la répartition desimpositions; mais, tant que le peuple n’aura pas d’or-ganes dans les parlements, le roi, après les avoir en-tendus, doit juger par lui-même, et juger en faveur dupeuple, parce que cet ordre est le plus malheureux. »Turgot ne céda à Miroménil que sur la questiondu clergé, mais il conserve son opinion : « Le pri-vilège du clergé est susceptible des mêmes discus-sions que celui de la noblesse; je ne le crois pasmieux fondé. Cependant, comme, en retranchant lesdîmes et les casuels, les biens ecclésiastiques neforment pas un objet très considérable, je ne m’éloi-gnerai pas de remettre à un autre temps la discus-sion des principes et de retrancher ici la dispositionqui concerne le clergé, quoique la proposition ensoit très juste. » Et, faisant allusion à l’opposition deMaurepas, il ajoute : « Et peut-être les opinions duroi et du ministère ne sont-elles point assez déci-dées pour qu’il ne soit pas à propos d’éviter d’avoirdeux querelles à la fois ».
Miroménil avait prétendu qu’il y avait en Francetrois grands ordres, le Clergé, la Noblesse et le TiersEtat, et que chacun de ces ordres avait ses droits,ses privilèges, peut-être ses préjugés et qu’il étaitnécessaire de les conserver tels qu’ils étaient. « M. legarde des sceaux, répond Turgot, parle des privi-lèges du Tiers Etat. On sait que la Noblesse et leClergé ont des privilèges, et qu’il y a aussi dans le