DISGRACE DE TURGOT
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fait d’avance. II ne pouvait pas être ramené par ledernier effort que faisait Turgot en lui écrivant avectant de rudesse. Loin de là! Il a dû même y voirune tentative pour s’emparer de sa volonté et pourgouverner en le mettant lui-même, pour ainsi dire,en dehors du gouvernement.
Le 30 avril, le jour même où il faisait remettre auroi, sans doute par M. d’Angivilliers, cette quatrièmeet dernière lettre, Turgot écrivait à Yery sans luiparler encore de la démarche suprême qu’il venait detenter, et le priait de venir à Paris pour agir surl’esprit de son vieil ami Maurepas et le porter àchoisir le successeur de Malesherbes parmi les amisdes réformes. Dix jours plus tard, le 10 mai, il luiécrivait que tout était consommé et que le successeurde Malesherbes était bel et bien Amelot.
Il espérait cependant avoir encore le temps derédiger un plan pour réformer la maison du roi. « Leplan ne sera sûrement pas adopté et je demanderaima liberté. »
Le lendemain, 11 mai 1776, nouvelle lettre : « Lemarquis de Noailles est ambassadeur en Angleterre,M. de la Yauguyon en Hollande, M. de Guines a lebrevet de duc, par conséquent blanc comme neige. »
Enfin, le 12 mai, son collègue Bertin lui remettaitde la part du roi l’ordre de résigner ses fonctions.Maurepas lui écrivait : « Si j’avais été libre, Mon-sieur, de suivre mon premier mouvement, j’auraisété chez vous. Des ordres supérieurs m’en ontempêché; je vous supplie d’être persuadé de toute