IÎMTIÏAÏTIi DIÎ TL’RGOT
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la duchesse d’Enville au château de la Roche-Guyon;puis il rentra à Paris. Il passa les cinq années qui luirestaient à vivre, dans l’étude des sciences et la cul-ture des lettres. Le reproche universel qu’on luiadressait d’avoir perdu son influence par la raideurde son caractère *, en un mot « par sa maladresse »,l’affectait beaucoup. Il en parla au docteur Pricedans la grande lettre qu’il lui écrivit le 22 mars 1778.
« Je vous dois un double remerciement, dit-il,1° de votre ouvrage...; 2° de l’honnêteté que vousavez eue de retrancher l’imputation de maladresseque vous aviez mêlée au bien que vous disiez d’ail-leurs de moi dans vos observations additionnelles.J’aurais pu la mériter, si vous n'aviez eu en vued’autre maladresse que celle de n’avoir pas sudémêler les ressorts d’intrigues que faisaient jouercontre moi des gens beaucoup plus adroits en cegenre que je ne le suis, que je ne le serai jamais etque je ne veux l’être. Mais il m’a paru que vous m’im-putiez la maladresse d’avoir choqué grossièrementl’opinion générale de ma nation, et à cet égard jecrois que vous n’aviez rendu justice ni à moi ni à
1. « Mon cher et illustre philosophe, je suis chargé de voustaire tenir l'exemplaire ci-joint des fameux édits de M. l'ar-got. Vous les connaissez, et par conséquent vous l'estimez.Vous savez sa chute, et vous nous plaindrez, car quoiqu’ilne connût pas assez le monde et les affaires, qu’il eût dansson opinion une opiniâtreté et une froidure peu propres àles faire adopter, qu’il crût beaucoup trop aisé de renversertoutes les choses établies et de choquer tous les préjugésreçus pourvu qu’on ait raison, cependant il n'a été nullementregretté ». (Lettre de Suard à Hume, 28 mai 177G).
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