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TUIÏGOT
tine, sans la signer, une note sur le troisièmevoyage de découvertes du capitaine Cook, proposantqu’on assimilât son bâtiment à ceux des puissancesneutres. « Le capitaine Cook, disait-il, est vraisem-blablement en chemin pour revenir en Europe.Son expédition n’ayant pour but que les progrès desconnaissances humaines, intéressant par conséquenttoutes les nations, il est digne de la magnanimitédu roi de ne pas permettre que le succès en puisseêtre compromis par les hasards de la guerre. »Sartine fit approuver cette note par le roi, mais nile roi ni Sartine n’ont jamais su que l’idée géné-reuse à laquelle ils se sont associés, émanait duministre en disgrâce.
Pendant les premiers temps de sa retraite, Turgotsouffrait avec beaucoup d’impatience qu’on revîntsur les belles réformes qu’il avait entreprises. Enapprenant qu’il était question d’abroger ses éditssur la suppression des jurandes et des corvées, ilvoulut écrire à Maurepas. Il commença même unelettre, mais il ne l’a pas achevée. Pouvait-il espérerqu’on écouterait encore celui qu’on avait éloignédu pouvoir pour ne pas être fatigué de ses plai-doyers en faveur des réformes? La lettre inachevée aété retrouvée dans ses papiers; elle est à Lantheuil.
« Malgré tout ce que j’avais entendu dire, Mon-sieur, depuis mon éloignement du ministère, duprojet qu’on vous attribuait, d'engager le roi àrevenir sur la suppression des corvées et sur celledes jurandes, je n’avais jamais pu me persuader que