. RÉACTION, TRIOMPHE DEFINITIF
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reprochait à Turgot d’avoir cru d’abord que détruireles obstacles et puis laisser faire, c’était tout le gou-vernement, et de n’avoir trouvé ensuite de garantiecontre le monopole que dans l’isolement.
Ce qui empêchait cependant les révolutionnairesde revenir aux corporations et ce qui les a forcésde maintenir l’œuvre de Turgot malgré Marat, mal-gré tant d’autres, c’est qu’ils voyaient bien que lescorporations renfermaient en elles-mêmes un prin-cipe d’exclusion et d’oppression, et que si par l’asso-ciation corporative ils pouvaient constituer une sortede famille, c’était une famille exclusive, qui n’admet-tait pas dans son sein tous ceux qui avaient besoinde travailler.
Napoléon ne devait pas avoir de ces scrupules.Aussi, sous le Consulat, y eut-il un retour offensifbien plus caractérisé en faveur des corporations.Le Conseil d’Etat fut saisi d’un grand nombre demémoires en faveur du rétablissement des corps demétiers. Regnaud-de-Saint-Jean-d’Angély se fit l’avo-cat-des jurandes.
Sous la Restauration, les partisans du rétablisse-ment des corporations reprirent courage. En 1817,un avocat, nommé Levachcr-Duplessis, qui préten-dait agir au nom « de trente-quatre professions com-merciales et industrielles », présenta une requête auroi sur la nécessité de rétablir les corps de mar-chands et les communautés d’arts et métiers. Cetterequête reproduisait les arguments du Parlementde 1776, et l’on y parlait de Turgot à la façon de
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