CONCLUSION
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tion du problème social dans l’union de l’Eglise,se manifestant sous mille formes de bienfaisance,avec l’État pénétrant, par l’impôt et l’organisationd’une quantité de services locaux, dans la vie intimede la nation. Le socialisme chrétien allemand com-battait avec autant d’ardeur l’école économique libé-rale d’Adam Smith et de J.-B. Say que l’école poli-tique libérale qui d’Angleterre a répandu le systèmedu gouvernement parlementaire et représentatif surtoute la surface de l’Europe.
Plusieurs branches en sont sorties. M. de Bismarckprétend y rattacher le socialisme d’Etat. Il a dit unjour au Reichstag : « Ce n’est pas du socialisme quenous faisons, c’est, si vous le voulez, du christianismesans phrases; il s’agit de donner aux gens, non pasdes discours creux, mais quelque chose de réel ».
Les catholiques autrichiens s’en sont inspirés.En 1875 la réunion populaire de la Basse-Autrichedéclarait dans une résolution solennelle que « laquestion sociale ne pouvait être résolue que parl’autonomie législative des corporations dans leursaffaires propres et sous la protection d’un gouverne-ment chrétien ». Le prince de Lichtenstein, parlantau nom du parti, a demandé et obtenu la reconsti-tution de corporations obligatoires pour la petiteindustrie. La loi des petites industries a été votéeen 1883; mais on a remis à une autre loi la forma-tion de corporations régionales pour les établisse-ments de la grande industrie.
Les catholiques français sont entrés dans la même