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iité, quoique moins rapides, sont loin d’avoir éténuis. Les ouvriers du xix° siècle sont dans un étatde prospérité beaucoup plus grand et dans un étatde moralité sensiblement supérieur, et n’ont rien àenvier, à ce point de vue, aux ouvriers du tempspassé.
On dit que c’est la liberté du travail qui a désor-ganisé le travail de la famille et qui a fait naître lagrande industrie : on se trompe. Il est vrai quel’industrie a cherché à suivre le mouvement desbesoins , et que la liberté l’a mise en état d’ysatisfaire. Elle a dû étudier, pour y arriver, lesconditions du bon marché et s’y soumettre. Maissi l’industrie familiale a disparu, ce n’est pas dufait de la liberté du travail , c’est par l’impos-sibilité où elle s’est trouvée de produire à bonmarché. Peut-on désirer la reconstitution de l’in-dustrie familiale au prix d’un rehaussement facticedans la valeur de toutes les choses les plus néces-saires à l’existence, ajouté au relèvement naturel etprogressif des charges d’une vie plus intensive? Sion ne reculait pas devant une semblable conséquence,est-il possible d’espérer qu’on pût y réussir? Evi-demment il n’y faut pas songer. La réussite estimpossible.
Toutes les discussions sur l’excès de la produc-tion, sur l’obligation qui s’impose aux industrielsde travailler en grand pour diminuer sur chaqueproduit le poids des frais généraux, sont en réalitéd’un autre ordre que les discussions économiques.