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TUltGOT
liberté celui qui donnait le nom de liberté au droitde tout imposer aux autres pourvu que la majoritéy consentît. C’est ce qu’il écrivait au docteur Pricedans la lettre qu’il lui adressait le 22 mars 1778 :
« Comment se fait-il que vous soyez à peu près lepremier parmi vos gens de lettres qui ayez donnédes notions justes de la liberté et qui ayez fait sentirla fausseté de cette notion rebattue par presque tousles écrivains républicains, « que la liberté consiste« à n’être soumise qu’aux lois », comme si un hommeopprimé par une loi injuste était libre. Cela ne seraitpas même vrai quand on supposerait que toutes leslois sont l’ouvrage de la nation assemblée; car enfinl’individu a aussi ses droits, que la nation ne peut luiôter que par la violence et par un usage illégitimede la force générale. Quoique vous ayez eu égard àcette vérité, que vous vous en soyez expliqué, peut-être mériterait-elle que vous la développassiez avecplus d’étendue, vu le peu d’attention qu’y ont donnémême les plus zélés partisans de la liberté. »
11 semble qu’on ne puisse linir de parler de Turgotplus dignement qu’en répétant ces nobles et coura-geuses paroles.
FIN