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Tome premier.
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258
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258 MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.

pays, moult grandement accompaigné de seigneurs etnobles, et la duchesse de dames et de damoiselles, etluy fut au devant bien une lieue le duc de Bourgoingne,accompaignéde Jehan monseigneur, heritier delà duchiéde Glèves, du conte de Nevers *, du seigneur de Beau-jeu*, de Adolf, monseigneur de Cleves, de Cornille, bas-tard de Bourgoingne, et de moult belle compaignie denoblesse, et se convoierent 1 2 3 4 et bien viengnerent lesdeux ducz bien honnorablement, et par moult grantcordialité. Et bien le debvoient faire, car ilz estoyentcousins germains, et enffans de frere et de seur, carle duc Loys de Savoye fut filz de madame Marguerite *de Bourgoingne, seur du duc Jehan, pere dudit ducPhilippe. Et au regard de l’honneur que fit ledit ducPhilippe à la duchesse de Savoye, il ne fait pas àdemander, car le bon duc fut si gracieulx, tant.cour-tois et tant honnorable à toutes dames, que nul pluscourtois prince ne chevalier ne fut jamais trouvé ; etcertes la duchesse valoit bien que l’on fist d’elle grant

1. Charles de Bourgogne, comte de Nevers, petit-fils du ducPhilippe le Hardi (P. Anselme, t. I, p. 251). V, Anchiennes cro-nicques d’Engleterre, t. II, p. 31, et le Livre des faits de Jacques deLalaing, dans les Œuvres de Chastellaiu, éd. Kervyn de Let-tenhove, t. VIII, p. 32.

2. Philippe de Bourbon, seigneur de Beaujeu, à peine âgé alorsde 10 ans, était élevé à la cour de Philippe le Bon, son oncle-etprobablement son parrain (P. Anselme, t. I, p. 305). C’est ce quiexplique sa présence, aussi jeune, à l’entrevue de Chalon.

3. f Conjouirent. »

4. Lisez Marie, femme d’Amédée VIII, duc de Savoie. Sasœur Marguerite avait épousé, en 1385, Guillaume, fils aîné duduc de Bavière. Marie eut elle-même deux tilles du nom de Mar-guerite, l’une morte tille, l’autre mariée : 1* à Louis d’Anjou,roi de Naples; 2° à Louis, électeur palatin; 3° à Ulric, comte deWurtemberg.