270 MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.
le seigneur de Blamont mareschal de Bourgoingne,l’an mil quatre cens trante 1 .
CHAPITRE VU.
Comment Federic, Roy des Rommains , et le bon ducPhilippe de Rourgongne se veirent et festeyerent enla ville de Resançon.
En celle mesme année 2 monseigneur Frederich,
1. « Trente-neuf. » Il y a ici une erreur de date. Thibaut IXde Neufchâtel fut créé maréchal de Bourgogne par lettresdonnées à Dijon le il août 1443, et gardien de Luxeuil le 8 sep-tembre suivant. Il reçut 2,000 fr. par an de gages sur la recettegénérale de Bourgogne, outre les gages et autres droits de guerrequ’il prenait sur les retenues des gens d’armes et de trait ordon-nés sous ses ordres (Archives de la Côte-d’Or, B 1684, fol. 72).'Jean, comte de Fribourg et de Neufchâtel, touchait 200 fr. parmois en qualité de gouverneur et capitaine général de Bourgogne, etles perçut jusqu’en 1440 (Mêmes archives, B1655, fol. 73, et B1673,fol. 56), « en oultre et par dessus tous telz droitz de mareschalque les mareschaulx de Bourgoingne ont acoustumé prendre et avoiren fait de guerre. » (Ibid., B 1655, fol. 73.) En 1435, on lui payaainsi 1,850 fr. pour ses gages (Ibid.). Mais, en 1440, l’office de gou-verneur et capitaine général fut aboli, ainsi que le constate la piècesuivante : « Audit messire Jehan, conte de Fribourg, mareschalde Bourgoingne, retenu par monseigneur le duc oudit office par seslettres patentes sur ce faictes données en son chastel de Hesdinle vi e jour de may l’an mil cccc et quarante, en abolissant, adnul-lant et mettant au néant ledit office de gouverneur et cappitainegeneral, aux gaiges d’ancienneté accoustumés, duquel office demareschal de Bourgoingne dont esdictes lettres est faicte mencionil fist le xx» jour de septembre mil cccc et quarante le serement èsmains de mondit seigneur le duc, lequel serement fait, monditseigneur lui bailla le baston en sa main comme à son mareschal. #Les gages de maréchal alors fixés à 200 fr. par an (Mêmes archives,B 1673, fol. 57) furent augmentés considérablement, comme onl’a vu plus haut, en faveur de son successeur.
2. On ne doit pas perdre de vue que toute cette chronologie est