282 MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE.
çon, par ung mardy, dixiesme jour de novembre milquatre cens cinquante deux 1 .
CHAPITRE VIII.
De quelques festes et ebatemens en la maison du bonduc Philippe de Bourgongne ; comment l'Empereurde Constantinople luy envoya demander secours contreles Turcs; et comment la'duchesse de Luxembourgveint vers iceluy duc de Bourgongne, pour avoir aidecontre la rébellion de ses subjets.
Ainsi se partit le Roy des Rommains de Besançon,et le duc de Bourgoingne retourna pour celle nuict enla cité, et landemain se partirent le duc et la duchessepour aller en une des places du prince d’Oranges 2 , pourparfaire et accomplir le mariaige de Jehan de Chalon 3 ,
1. Lisez : quarante-deux. Olivier de la Marche n’a pas faitattention que, cette année-là, le 10 novembre tombait un samedi.Philippe le Bon étant resté un jour de plus quo son hôte àBesançon, et ayant quitté cette ville le mardi 13 au matin (voy.plus haut, p. 275, la note in fine), c’est au lundi 12 qu’il con-vient de fixer le départ de l’empereur.
2. Nozeroy, d’après les derniers éditeurs de Gollut, Les Mêm.hist. de la république séquanoise, col. 1151, note. Voy. aussiquelques détails sur ce mariage, dans Ed. Clerc, Essai sur l’his-toire de la Franche-Comté, t. II, p. 460.
3. C’est de Guillaume et non do Jean de Chalon qu’il est iciquestion. Le contrat de son mariage avait été dressé le 9 août 1438.Il existait bien aussi en ce temps un Jean de Chalon, mais il étaitfrère du prince d’Orange, seigneur do Chùtelbelin et d’Arlay, etétait marié à Marguerite de Bourgogne. — D’après les escroes del’hôtel, Philippe le Bon quitta Besançon le 13 novembre 1442,arriva cc’jour à Quingey, fut à Salins du 14 au 16 et alla ensuite