MÉMOIRES D’OLIVIER DE LA MARCHE. 170
habitz de prelatz. Et doibvent estre iceulx prelatz déli-vrez de pain et devin durant ladite leste. Et, les vespresI dites|, les chevalliers s’en retourneront comme il*«ont venu/ et yront tout droit au lieu de leur conclave.
Et ce jour coinmencheront à traicter de leurs affaires.
Ee lendemain, qui est le jour ordinaire 1 , en celledéisme ordre et habillement retourneront les cheval-üers à l’eglise pour oyr la grand messe, et reprendrachacun son lieu ordonné. Et il celle messe et à 1 heureOne l’on doibt aller à l’offrande, par ung notable frereP r escbeur sera f’aicte une briefve collation de sermonOui ramentevera la cause de la fondacion de celle noble01> dre et à (juelle intencion lut foudée ceste noble con-ffairie et amiable fraternité, concluant au chief et èschevalliers qu’il/, aient en mémoire de maintenir, obser-v cr et garder la cause de ceste noble fondacion.
Et après ieelluy sermon, les chevalliers se prepare-J'cut pour venir à l’oflrande, et le roy d’armes de laEioison d’or doit aller prendre le chierge ordonnépour le chief de l’ordre, et, après la reverence faicte,h doibt dire : « Vous, tel, chief de l’ordre de la nobleihoison, » ensemble ramentevoir tous ses tiltres, etdist : « Venez à l’offrande ; » et doit baillier au chie!s °u chierge en grande humilité et reverence. Et puisuprès doibt le roy d’armes regarder de tableau enh*hleau pour présenter les chiergcs chacun en son
Ue K l 'é, comme il appartient.
El en visitant les tableaux par ordre, quand il trou-^cia aucun tableau des chevalliers trespassez, il prou*di'a le chierge d’icelluy chevallier, et, en faisant reve-
E snrait-ce pas plutôt. : ordonné?