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L’ALLEMAGNE PENDANT LE XIX« SIÈCLE.
La Prusse était un état si complètement germanique qu’iln’est guère possible de séparer de l'Allemagne la géographiede celles de ses possessions qui étaient situées en dehors. Leroyaume de Prusse ne fut guère moins atteint dans ses pos-sessions polonaises que dans l’ancien électorat de Brande-bourg, car de tous les territoires acquis aux derniers partagesde la Pologne il conserva seulement la Prusse occidentale 1 ;encore Dantzig s’en trouvait-il détaché pour former unerépublique séparée (1807). Les autres territoires polonaisde la Prusse formèrent le duché de Varsovie, qui fut placésous l’autorité du nouveau roi de Saxe. La Silésie retrouvadonc sa position de semi-isolement, d’autant plus qu’ellese trouvait placée entre les possessions allemandes et polo-naises du roi de Saxe. Le territoire ainsi laissé à la Prusseétait d'un seul tenant, mais l’étendue de ses frontières etla forme singulièrement étrange qu’elles avaient sur la carteétaient encore plus frappantes que jamais.
II
DEUXIÈME PÉRIODE (1 8 I 5-I S 7 I). — L A CONFÉDÉRATIONGERMANIQUE ET L’EMPIRE D’ALLEMAGNE
Les cinq États appartenant partiellement àla Confédération germanique. — La délivrancede l’Allemagne et la chute de Napoléon amenèrent unremaniement complet du territoire allemand. L’Allemagneredevint non plus un empire ou un royaume, mais uneconfédération dont les membres n’étaient pas liés étroi-tement les uns aux autres. L’Autriche, -c'est-à-dire le duchédont les princes avaient été si souvent élus empereurs, de-
1. Ou ancienne province polonaise de Pomërélie. (Note du traducteur*)