258 LA PÉNINSULE ITALIENNE DEPUIS LE XVI" SIÈCLE.
nexion au Piémont (1860). Les Deux-Siciles furent conquisespar Garibaldi, et le titre royal de Sardaigne se confondit aveccelui du royaume d’Italie restauré.
Ce nouveau royaume d’Italie s’étendait, par suite de l’addi-tion des Siciles, sur des pays qui n’avaient jamais fait partiede l’ancien royaume d’Italie. La Vénétie cependant restaittoujours en dehors, et les Papes conservèrent les territoiressitués à droite et à gauche de Rome, ceux qu’on appelait lePatrimoine et la Campagne. D’un autre côté, la France acquitla Savoie et Nice, pays plutôt bourguignons qu’italiens. Leroyaume d’Italie était ainsi rappelé à l’existence; mais iln'était pas encore arrivé à la perfection. L’Italie avait cesséd’être une expression géographique, mais la frontière ita-lienne présentait encore quelques anomalies géographiques.
Annexion <le la Vénétie (1866) et de Rome(18^0). —La guerre de 1866, entre la rrusse et l’Autriche,donna la Vénétie h l'Italie; celle de 1870, entre l’Allemagneet la France, lui permit de recouvrer Rome. Les deux grandeslacunes de sa frontière se trouvèrent ainsi améliorées; mais,pour ne rien dire des annexions faites par la France, ungroupe considérable de populations, parlant italien, et com-prises dans les limites de l’ancien royaume d’Italie, restenttoujours en dehors de celles du royaume moderne. Trente,Aquilée, Trieste, l’Istrie, font encore partie, non d’un royaumed’Italie, ni d’un royaume, confédération, ou empire germa-nique, mais d’une monarchie austro-hongroise. D’un autrecôté, le nouveau royaume d’Italie a pris place parmi lesgrandes puissances européennes ; sauf la république de SanMarin qu’il entoure de toutes parts, et qui, comme Rhodeset Byzance sous les premiers empereurs romains, conserveon antique liberté, il s’étend d’un bout à l’autre de lapéninsule.