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LE ROYAUME DE BOURGOGNE.
Bourgogne transjurane. Ces principautés se transformèrent enun grand état, après avoir été réunies successivement par lescomtes de Maurienne, devenus dans la suite comtes de Savoie.Alors que la domination de ces princes avait sa plus grandeétendue, elle comprenait le Genevois, le Chablais et leFaucigny au sud du lac de Genève ; Maurienne et la Savoieproprement dite, les districts d'Aoste et de Tarantaise, les paysde Vaad et de Gex au nord du lac. Nous consacrerons d’ail-leurs un chapitre spécial à la formation territoriale de cetétat, que nous avons déjà envisagé dans son aspect pure-ment italien.
Le royaume de Bourgogne comprenait enfin un certainnombre de petits états s’étendant depuis la frontière méri-dionale du comté bourguignon jusqu’à la Méditerranée ; aunord du Rhône, il y avait la Bresse et le Bugeij, qui devinrentà plusieurs reprises la propriété de la maison de Savoie 1 .Au sud du Rhône, les plus importants, historiquement, detous ces états étaient l’archevêché, le comté et la villelibre de Lyon, le comté ou dauphine de Vienne et la villede Vienne, le comté ou principauté d 'Orange, la ville d'Avi-gnon, le comté de Venaissin, la ville libre A’Arles, capitaledu royaume disparu, la ville libre de Massalia ou Marseille,le comté de Nizza ou Nice, et le grand comté ou marquisatde Provence. Gouvernée par des princes indigènes, puis pardes rois d’Aragon, la Provence passa ensuite par mariage(1246) à un prince français, Charles d’Anjou, celui qui con-quit la Sicile et par qui Marseille perdit pour la secondefois sa liberté.
Les annexions de la France (1310-1 TOI). —
Lorsque l’état le plus important du royaume de Bourgognefut ainsi devenu la possession d’un prince français, l’ancienétat de choses ne se trouva pas immédiatement changé.Cependant, cela donna une force toute nouvelle à la tendancequi éloignait de l’Empire les pays bourguignons, en les
1. La Bresse (1272 et 1-402); le Bugey (1137 et 1344)