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alpins (1475*1601). — Variations dans la si-tuation de Genève. — Pendant la seconde moitié duquinzième siècle, la puissance de la maison de Savoiedéclina beaucoup, en partie par suite de l’influence crois-sante de la France, en partie par la division, sous l'ormed'apanages, des pays qui venaient d’être réunis depuis - si peude temps en un tout compact. Vinrent, ensuite les guerresd’Italie, pendant lesquelles les possessions savoisiennesdevinrent le grand chemin des rois de France dans leursinvasions en Italie. Les changements strictement territoriauxde cette période concernent principalement le marquisat deSaluces, sur le versant italien des Alpes, et la frontière sep-tentrionale sur le versant bourguignon; ces deux questionsfinirent par être réglées toutes les deux en même temps.
La première perle de territoire sur la frontière septen-trionale, celle qui inaugure cette période où la puissancesavoisienne en bourgogne va rétrograder progressivement, futle résultat de la guerre entre Charles le Téméraire et lesConfédérés, et elle embrassa les pays situés au nord du lacde Genève :Granson, sur le lac de Neuchâtel; Murten ouMorat, sur le lac du même nom; Aigle, au sud-est du lac deGenève ; Echallens, au cœur du pays de Vaud. Tous ces payslurent détachés de la Savoie et devinrent pour toujours terri-toire des Confédérés (1475).
Soixante ans plus tard, les affaires de Genève amenèrentla grande intervention de Berne, de Fribourg et du Valais,après laquelle la Savoie fut à jamais chassée de ses posses-sions au nord du lac (1556). Pendant un certain temps, ellefut même complètement séparée de celui-ci; le Chablais luifut enlevé, ainsi que le pays de Vaud, et Genève, avec sesenclaves, se trouva alors complètement entourée par sespropres alliés.
Cet état de choses dura jusqu’en 1564 ; Berne restitua alorstoutes ses conquêtes au sud du lac, ainsi que le territoirede Gex, situé à l’ouest, de sorte que Genève se trouva denouveau investie par le territoire savoisien. Le Valais rendit