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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LE DUCHÉ DE BOURGOGNE ET LES PAYS-BAS. 3UU

anciennes Provinces-Unies, et le royaume de Belgique ,répondant aux Pays-Bas espagnols ou autrichiens. Il fautcependant remarquer qu’une partie du Limbourg resta auroyaume septentrional, et que le souverain de ce royaumegarda également une partie du Luxembourg , à titre d’étatfaisant partie de la confédération germanique; la partieoccidentale du Luxembourg fut rattachée au royaume deBelgique. Nous avons déjà dit que des événements postérieursont brisé le dernier lien qui existait entre l’Allemagne etles Pays-Bas (1867), et ont effacé pour jamais tout souvenird’une époque où les comtes de Hollande et ceux de Luxem-bourg étaient en même temps des princes du royaume ger-manique.

Résultats généraux de la domination desducs de Bourgogne. — Nous venons ainsi de tracer,sous leur aspect européen, les changements de frontière desPays-Bas, et il n’est guère nécessaire d’ajouter à cette des-cription l'histoire des petites principautés frontières, commecelles de Saint-Pol et de Bouillon. Le principal aspect histo-rique de tous ces pays est leur tendance, dans tous lessiècles, à former comme un système intermédiaire entre lesdeux grands états situés de chaque côté d’eux. L’existencede la Belgique et de la Suisse, avec leur neutralité garantie,est la preuve que le sentiment instinctif qui avait présidé à laformation du royaume lotharingien, au neuvième siècle, nes'est pas éteint ou bien s’est réveillé, sans qu’il soit possiblede préciser laquelle de ces deux hypothèses est la vraie.Or, la forme moderne, sous laquelle cette idée vieille demille ans s'est réalisée, a été rendue possible par l’extensionde la puissance des ducs de Bourgogne de la maison deValois.

La véritable œuvre historique de ces ducs a donc été accomplie dans celles de leurs possessions qui ne leur donnerent pas leur nom, mais qui reçurent d’eux celui qu’ellesportèrent. L’histoire de leurs autres possessions peut êtredite en quelques mots, et de fait, il en a déjà été dit une