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LE ROYAUME DE FRAYEE.
Toul et Verdun, devinrent en réalité français dès cetteépoque (1552), bien qu'ils n’aient été formellement séparésde l'empire qu’au traité de Westplialie (1648). 11 était difficileque cette conquête n’en entraînât pas d’autres, car elle secomposait de morceaux de territoires ne se reliant pas entreeux, et séparés également de la masse générale du royaume.Néanmoins, les agrandissements de la France qui vinrentimmédiatement après n’eurent pas lieu de ce côté, et celatient très vraisemblablement aux liens étroits qui existèrent,pendant un certain temps, entre les maisons de France etde Lorraine.
En effet, peu de temps après la conquête des Trois-Évêchés, Calais fut repris à l’Angleterre (1558) : Boulogne,qui avait aussi appartenu à l’Angleterre pendant quelquetemps, avait été également rendu par elle (1550). Au com-mencement du dix-septième siècle, la France céda Salucesau duc de Savoie en échange de la Bresse, du Bugey et deGex (1601). Trente ans plus tard, nouvelle occupation dePignerol et autres territoires italiens du Piémont, occu-pation qui dura jusqu’à la fin du dix-septième siècle (1650-1696).
Traité de Westphalie (1648). Acquisitionsen Alsaee. — Le grand progrès qui fut ensuite réaliséfut le résultat de la guerre de Trente ans, et de. la guerrequi se continua pendant onze ans encore avec l’Espagne. Lacession des Trois Évêchés y fut faite légalement, et laFrance acquit en outre les possessions et droits de la maisond’Autriche en Alsace. Les irrégularités de la frontière, et latentation pour la France d’arrondir ses angles, se trouvèrentainsi décuplées. Ce nouveau territoire de la France étaitisolé; il ôtait situé à l’est de ses conquêtes précédentes etdes pays indépendants qui les entouraient ; il comprenaitdes villes et des districts isolés qui n’étaient point français,et il s’étendait ainsi, sans aucune espèce de connexion, aumilieu de l’empire. En effet, le duché de Lorraine, avec sesenclaves de Metz, Toul et Verdun appartenant à la France, se