I/EMl'IRE D'ORIENT.
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Pertes de l’empire en Asie (1360-1338).—
En Asie, tout était bien différent. Là, après la reprisede Constantinople, la frontière recula d’une façon con-stante. 11 n’y a à signaler, par rapport à des états européens, 1que quelques acquisitions ou pertes sans importance. Smyrnepassa temporairement à Gènes (1260). Les chevaliers deSaint-Jean conquirent Rhodes, Cos et autres îles (t509-1515); mais leur puissance s'établit sur le continent asia-tique seulement après que l’empire eut été lui-môme presquechassé de ce continent. La puissance impériale recula con-stamment devant les progrès des Turcs, des Seldjoucidesd'abord, des Ottomans ensuite. Les petits états turcs, entrelesquels le sultanat do lloum se trouvait alors démembré,commencèrent à empiéter sur la domination grecque enAsie, aussitôt que son centre fut transporté en Europe. Versla fin du treizième siècle, les possessions impériales en Asieétaient de nouveau réduites à une bande étroite sur la Pro-pontide, depuis la mer Égée jusqu’à l’Euxin. Lorsque lesSeldjoucides eurent fait place aux Ottomans, Prousa, Nicée,Nicomédie, furent toutes perdues dans l’espace d’une dou-zaine d’années (1326-1558).
Vers le milieu du quatorzième siècle, les empereurs neconservaient plus rien en Asie, si ce n’est une bande deterre faisant juste face à Constantinople, ainsi que les villesde Philadelphie et Phocée, leurs alliées plutôt que leurssujettes.
Pertes de l’empire en Ibirope (1333-1153).—
Les Ottomans étaient alors sur le point de passer en Europe.La chute d’un état européen, la Servie, qui avait entamé for-tement l’empire dans ses provinces occidentales, leur faci-lita ce passage. En effet, tandis que la frontière impérialeavançait en Epire et en Thessalie, elle reculait du côté de laServi-e (1551), et elle n’avançait vers la Bulgarie que pourreculer de nouveau. Philippopolis, si souvent prise et reprise,fut alors perdue pour toujours (1544). C’est à cette époqueque le grand Étienne Douchan fit faire de grands progrès à la