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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LA HONGRIE ET LES PRINCIPAUTES ROUMAINES. 4b5

la Grèce, en tant quelles aboutirent à l’expulsion des Turcsd’une terre chrétienne. Elles en diffèrent en ceci, que dansle second cas les Turcs furent expulsés au profit de la Grèceet de la Servie elles-mêmes, tandis qu’en Hongrie ce fut auprofit du roi autrichien.

La première partie de cette tâche fut accomplie dans laguerre qui se termina par la paix de Carlowitz (1699), la-quelle enleva aux Turcs la Croatie et la Slavonie presque entotalité, toute la Hongrie proprement dite, sauf le pays deTemeswar, situé entre le Danube, la Theiss et la Maros. LaTransylvanie devint également dépendante du royaume deHongrie, auquel elle fut incorporée en 1715. LaYalachie et laMoldavie restèrent sous la suprématie des infidèles.

La guerre suivante, terminée par la paix de Passarowilz(1718), rétablit dans son intégrité le royaume de Hongrie,et les Turcs ne gardèrent plus qu’une très minime partie dela Croatie. Toute la Slavonie et le banat de Temeswar furentrepris ; la frontière fut même portée au sud de la Save, etengloba ainsi une bande de territoire bosnien, une grandepartie de la Servie, et la Petite-Valachie, ou ancien Banatde Severin. Ainsi furent délivrées Bu de dans la premièreguerre, et Belgrade dans la seconde.

La guerre suivante, qui se termina par la paix de Belgrade(1759), changea considérablement ces résultats. La frontièrerecula pour rester marquée jusqu’à nos jours par le Danubeet la Save, depuis l’embouchure de l’Unna jusqu’à Orsova.Belgrade, et tous les pays situés au sud de-ces rivières, pas-sèrent de nouveau aux Turcs, et la Petite-Valachie redevintdépendante de la Turquie. Vers la fin du siècle, Belgrade futreprise de nouveau aux Turcs, puis reperdue (1789-1791).

Formation de la monarchie austro-hon-groise (Î^'S'C-ISTS). — Les dernières acquisitions dela maison d’Autriche eurent le caractère d’acquisitions faitespar des rois de Hongrie, mais elles n’augmentèrent pas pourcela l’étendue du royaume de Hongrie. Ainsi, le droit surlequel l'Autriche s’appuya au premier et au troisième par-