[.'EMPIRE OTTOMAN.
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Cinquante ans après le second établissement de la princi-pauté, les garnisons turques se retirèrent (1867). Les der-niers changements ont fait de la Servie, sous une dynastieindigène, un état indépendant, affranchi de tout tribut ouvasselage (1878).
Les mômes changements ont donné à la Servie une légèreaugmentation de territoire. Cependant, la frontière est tracéede manière à laisser aux Turcs une partie de l’ancienneServie, et à empêcher soigneusement tout contact entre lafrontière serbe et la frontière monténégrine. De la sorte,la nation serbe est séparée en quatre parties : le Mon-ténégro, la Servie libre, la Servie turque, et ces paysserbes qui sont placés, les uns sous l’administration, lesautres sous l’autorité reconnue du roi de Hongrie et deDalmatie.
Formation de la principauté actuelle de Rou-manie (1856-1878). — Si la Servie et la Grèce tom-bèrent ainsi sous le joug immédiat des Turcs, les pays rou-mains de Valachie et de Moldavie gardèrent toujours unecertaine liberté. Les Turcs nommaient et déposaient leursprinces, mais cela n’entraînait pas de leur part un gou-vernement direct. Apres le traité de Paris (1856), les deuxprincipautés recouvrèrent la faculté de choisir leurs princes,et firent alors en portant leur choix sur le même prince lepremier pas qui devait les conduire à l’union. Cette unionfut réalisée en 1861 sous le nom de Principauté de Rou-manie; celle-ci dut payer tribut aux Turcs, mais à tous lesautres points de vue elle était libre.
Les derniers changements ont fait de la Roumanie un étatcomplètement indépendant (1878). La frontière roumainedu côté de la Russie avait été élargie au congrès de Paris 1 ;elle dut rétrograder au congrès de Berlin. D’un autre côté,le traité de Berlin lui a rendu la Dobrutcha, au sud duDanube, de sorte que le nouvel état a une certaine étendue
1. De la partie de la Bessarabie qui touche au bas Danube.