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dentales ; il a disparu pour un moment de Corinthe et detout le Péloponnèse.
A la fin du siècle suivant (1800), nous voyons la domina-tion immédiate du Turc limitée parla Save et par le Danube,et sa suprématie s’arrêter au Dniester. Ses anciens rivaux, laPologne et Venise, n'existent plus; mais l’Autriche enveloppeses provinces slaves ; la France cherche à avoir la posses-sion des îles situées au large de sa côte occidentale ; laRussie le guette de la péninsule si longtemps occupée par leGotli et par le Grec devenus également libres.
Soixante-dix-huit ans plus tard (1878), son ombre de su-prématie s’arrête au Danube, et son ombre de dominationimmédiate aux Balkans. La Grèce libre, la Servie libre, laRoumanie libre, — le Monténégro, arrivant de nouveaujusqu’à la mer, — la Bulgarie, divisée en trois parties quin'aspirent qu’à la réunion 1 , — la Bosnie, l’Herzégovine,Chypre, possédées d’une façon assez mystérieuse par desétats européens voisins ou éloignés, — tous ces pays réunisforment moins un tableau précis qu’une esquisse flottante.Nous voyons en eux un état de choses transitoire, que la di-plomatie prend follement pour l’arrangement éternel d’uneéternelle question, et à propos duquel la raison et l’histoirene peuvent nous dire que ce que nous savons, et non ce quipeut survenir un jour ou l’autre 2 .
1. L’événement a confirmé ces prévisions, et le mouvement qui vientd’éclater dans la Roumélie-Orienlale aboutira probablement à l’union de cetteprovince avec la principauté de Bulgarie. (Note du traducteur, septembre 1885.)
2. Ce chapitre était écrit depuis longtemps; il était imprimé en totalité, et
une grande partie des épreuves étaient déjà corrigées, lorsque parut le premiervolume de la grande collection de C. N. Sathas, Wvrjuûa 'urtopfa;,
Documents inédits relatifs à Vhistoire de la Grèce au moyen âge. Paris, 1880.
Dans sa préface, M. Sathas insiste sur deux points, dont l’un est le caractèregrec de l’empire d’Orient pendant toute la durée de son existence; or personnen’a jamais pensé à contester que cet empire eût un côté grec. Il apporte enmême temps de nombreux exemples, tirés principalement de manuscritsinédits, pour prouver que les noms d’ v EX)vYiv et d’*EX).âç ont été employés pendanttoute la durée de l’empire. Que ce nom ait été employé en figure de rhétoriqueau treizième siècle, par une sorte de renaissance , cela ne fait aucun doute.J’en ai moi-même donné quelques exemples dans mes Essais historiques^ III,216, et toute l’histoire de Laonic Chalcondylas en est une longue preuve.