576 LES ILES BRITANNIQUES ET LEURS COLONIES.
sans qu’on puisse assurer s’ils se rapprochaient davantagedes uns que des autres. La question est d’ailleurs de peud’importance pour notre sujet; à ne considérer les chosesqu’au point de vue géographique, les Picts disparurent oudevinrent Scots.
Au commencement du neuvième siècle, le pays situé aunord des bouches de la Clyde et du Forth appartenait tou-jours principalement aux Picts. La seconde Écosse (la pre-mière dans l’ile de Bretagne) ne s’étendait encore que trèspeu au delà des limites de l’établissement primitif descolons irlandais dans le sud-ouest. L'union des Picts et desScots, sous une dynastie écossaise (843), créa une Écosseplus vaste, la véritable Écosse celtique, comprenant tout lepays situé au nord des bouches des deux fleuves, sauf unepetite partie, située tout à fait au nord, qui était occupéepar des colons Scandinaves.
Écosse, Bernicie et Strathclyde aux neu-vième et dixième siècles 1 . — Au sud de l’Écosse, leroyaume de Bernicie s'étendait jusqu’à l’embouchure duForth, tantôt comme royaume séparé, tantôt comme dé-pendant du Northumberland ; Édimbourg en faisait partiecomme forteresse frontière. A l’ouest de la Bernicie et ausud-est de l’embouchure de la Clyde, il y avait le royaumebreton de Strathclyde ou Cumbrie, avec Alcnyd ou Dum-barton comme forteresse frontière; au sud-ouest du mômefleuve, il y avait le pays de Galloway, habité par des Picts,et qui conserva longtemps une existence indépendante. Desparties de la Bernicie ét du Stralhclyde allèrent un jour seréunir à la véritable Écosse pour composer ce qui fut plustard le royaume d’Écosse; mais jusque-là, la . véritableÉcosse resta un pays étranger et hostile à la Bernicie aussibien qu’au Strathclyde.
Au dixième siècle, la puissance de l’Écosse diminua aunord et à l’ouest, mais elle fit des progrès au sud et à l’est.
1. Voir egalement pages 158 et 159.