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Histoire générale de l'Europe par la géographie politique / par Edward A. Freeman ; traduit de l'anglais par Gustave Lefèbvre
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LES ILES BRITANNIQUES ET LEURS COLONIES.

S80

üup plus de rapports avec Gibraltar et Minorque qu’avecles établissements anglais des parties éloignées du continentafricain.

Gibraltar, Heligoland et Malte sont toujours occupés parl’Angleterrre. La possession virtuelle des Iles Ioniennesdonna momentanément à l’Angleterre une part dans lesdébris de l’empire romain d’Orient (1814-1864). Plus tard,elle a acquis de nouveau ce caractère en occupant, àquelque titre que ce soit, un autre territoire grec et im-périal, l’île de Chypre (1878).

Y

COLONIES DE L'ANGLETERRE EN AMÉRIQUE

L’Angleterre, comme la France et la Hollande, devint unétat volontairement colonisateur. S’étendre sur des paysbarbares n’était pas pour elle comme pour la Russie unenécessité, ni la conséquence naturelle de circonstances anté-rieures, comme cela avait été le cas du Portugal. Mais lesentreprises coloniales de l’Angleterre ont produit des résul-tats bien plus considérables que celles des autres états euro-péens. La plus grande colonie de l’Angleterre, — car,pour parler plus correctement, le mot colonie 1 devraitimpliquer l’indépendance plutôt que la dépendance, —est cette grande confédération qui est à son égard ce queSyracuse était à Corinthe, ce que Milet était à Athènes,ce que Gadès et Carthage étaient aux villes de l'ancienpays de Chanaan. Les États-Unis d’Amérique, nouvelleet plus grande Angleterre au delà de l'Océan, état euro-

i. Le mot latin roi onia n’implique certainement pas l’indépendance; maisle mot colonie , employé comme il est par nous, répond bien plutôt au grecàrotxia. (Note de l’auteur.)