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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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pas la cause directe, en est du moins un des éléments,et d’une idée dominante sous l’obsession de laquellese trouvent tous les actes organiques et psychiques.

Voltaire disait judicieusement à une époque oùcependant la psychologie morbide était bien peu avan-cée : « Ce n’est point du tout une chose rare qu’unepersonne vivement émue voie ce qui n’est point. Cen'est pas s'imaginer voir, c'est voir en effet. Le

fantôme existe pour qui en a la perception.Si la

raison ne venait pas corriger ces illusions, toutes lesimaginations échauffées seraient dans un transportpresque continuel. » (Dict. philos.) Faut-il craindrede donner prise, par une semblable interprétation, àceux qui seraient tentés de ne voir dans les visions deJeanne que l’élément secondaire* c’csl-à-dire, un sim-ple trouble cérébral : un de ces phénomènes si com-muns au début et dans le cours de plusieurs maladiesmentales ? je répondrai qu’une telle confusion, qui pour-rait naître d’une étude superficielle des faits, disparaîtdevant leur étude plus approfondie; —queserefuseravoir autre chose que des phénomènes de l’ordre na-turel dans un certain nombre de faits où le mysticismeadmet le concours de puissances extérieures, surna-turelles, ce n’est pas nier qu’il soit des circonstancesoù les facultés de l’esprit humain puissent, chez des

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