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tune, d’ambition ou d’orgueil déçus, exercent plutôtleur action sur les centres nerveux.
Dans d’autres circonstances, ce sont, au contraire,les désordres viscéraux qui sont le point de départ dudésordre intellectuel ou moral, et qui impriment auxphénomènes psychiques un caractère particulier, in-connu jusqu’alors chez l’individu en qui ils se mani-festent. Un grand nombre de dissections comparéesont fait voir, dit Cabanis, que les maladies desviscères abdominaux correspondent fréquemment avecles altérations des facultés morales. (2 e mémoire.)De là, l’importance que nos prédécesseurs attachèrentà ces maladies dans l’étiologie de la folie : « fœcun-daque pœnis visccra. » Peut-être les progrès accom-plis de notre temps dans la physiologie du cerveau,nous ont-ils trop fait perdre de vue ce côté duproblème. Pour n’en citer ici que les exemples lesplus incontestables, qui ne sait que les maladieschroniques du foie, de l’estomac, des intestins, ducœur, des poumons, entraînent souvent des modifi-cations profondes dans le caractère, les habitudesmorales, les goûts, les passions, les jugements mêmedes personnes qui en souffrent depuis longtemps? Quel’imagination exaltée dans la phthisie, s’éteint fré-quemment dans le diabète, d’où naissent parfois même