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Des circonstances du même ordre avaient aussiamené des résultats analogues sous le règne deCharles VI. « Les instants lucides de ce prince furentsignalés par des ordonnances utiles cl populaires ;mais les détenteurs habituels de son autorité atten-daient que son esprit recommençât à s’obscurcir pourlui arracher la révocation de ses mandements , oupour rendre en son nom des édits funestes au pays....Celte situation était plus fâcheuse pour la Franceque ne l’eût été la démence complète du roi. Aulieu d’une régence officielle, on avait un gouver-nement sans chef, et perpétuellement tiraillé entre lesinfluences rivales, celle des oncles et celle des frèresdu roi. » (H. Marliu, lue. cil. ; Voltaire, Essai sur lesmœurs.)
Mais les dispositions morales engendrées par la ma-ladie varient selon la nature de celle-ci, selon letempérament de l'homme ; et la même diversité s’ob-serve nécessairement dans le contre-coup qu’en re-çoivent les événements. Tandis que Charlcs-Quint,déjà malade, surexcité par le régime stimulant auquel
il s’est habitué e.a victime, s’inquiète,
s’emporte, et rejette toutes les propositions de paix,son rival, dompté par le mal, résiste aux conseils duDauphin qui le pousse à faire la guerre, et il n’aspire,