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les maladies qui en altérèrent le caractère ; sur l'in-tervention salutaire ou nuisible de l’art pour en mo-difier la nature et la durée ; souvent même sur legenre de mort auquel ils succombèrent? On dirait queparler d’une infirmité physique, nommer une ma-ladie par sou nom, serait abaisser la dignité du genre,faire descendre la muse de l’histoire du piédestal surlequel on l’a hissée. Vous trouverez à chaque pagedans les biographies les plus autoi isées, le récit de mortssurnaturelles ou survenues par suite de causes mora-
rales, comme pour les besoins d’une mise en scène.
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11 semble qu’un héros ne puisse finir par un de cestrépas vulgaires réservés à la vile multitude, c’est-àdire, mourir tout simplement de maladie, comme M. dela Palisse. Ce sont presque toujours des émotions, despréoccupations, des chagrins, des passions, ou quel-ques circonstances extraordinaires qui ont amené chezeux le terme fatal. Passe encore, s’il ne s’agissait quede trépas prématurés ou arrivés dans des conditionspeu communes. Mais chercher des raisons exception-nelles, imaginer la mort par des causes extra-physio-logiques pour des personnages qui avaient atteint leterme d’une longue vie: vouloir, par exemple,qu’Elphinston soit mort à 85 ans des regrets que luicausa la perle d’une bataille ; Hodiginus à l’âge de 75