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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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implique des actes organiques aussi complexes quel’admet notre savant confrère, s’il n’y a, en un mot,d’instincts « qu’à la charge de sensations et de per-ceptions, » comment expliquer que des actes entière-ment identiques par leurs caractères et par leurs fins,nous dirons même les plus merveilleux, s’accomplis-sent chez des animaux dépourvus de cerveau ? Celane prouverait-il pas que l’appareil ganglionnaire aplus d’importance qu’on ne lui en attribue dans laproduction de cet ordre de phénomènes (1)?

Au reste, l’auteur conséquent avec les opinions detoute sa vie, s’élève vivement contre les prétentionsde la phrénologie à assigner un siège spécial aux ins-tincts dans l’encéphale. Tout ce que l’on sait à cetégard, dit-il, c’est que le cerveau est pour eux, commepour les autres sensations, la condition ou le couron-nement nécessaire ; mais qu’il l’est de masse, d’en-semble, et par ses deux substances, sans qu’on puisseréclamer pour aucun un siège particulier, pas mêmepour l’instinct génésique attribué à tort au cervelet,lorsqu’il est démontré aujourd’hui en physiologie cé-

(t) » Une surface, une nappe nerveuse spéciale, un ou plusieursnerfs spéciaux, un poinl de la moelle épinière d’où partent ces nerfs, etau-delà le centre nerveux encéphalique. » (P. 372 .) Voilà les seuls or-ganes nerveux des instincts pour M. Lélut. L’appareil ganglionnaire,comme on voit, n’est pas même nommé.

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