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expression des plus nobles besoins de l’àme et de kfoi de la raison en elle-même ? Faut-il renoncer àrechercher quelle est l’origine de ces vérités univer-selles, nécessaires et absolues, raison dernière deschoses, qu’on ne peut ébranler sans ôter toute baseau raisonnement, à toute opération de l’intelligence ?Quand l’esprit humain aurait cent fois échoué à lapoursuite de ces. éternels problèmes, lui ôtera-t-onjamais le désir impérieux de s’en rendre compte? EtY acharnement (pour me servir d'une expression deM. Lélut) que les philosophes mettent à cette pour-suite, ne suffit-il pas à prouver qu’ils obéissent en celaà l’une des tendances les plus irrésistibles de notrenature ?
Je ne sais si notre docte confrère admet celte dis-tinction entre la véritable et la fausse métaphysique;mais, ce qu’il y a de certain, c’est qu’il n’a pas assezde paroles d’ironie ou de dédain pour les malheureuxphilosophes dont la discussion amène le nom sous saplume. « Tentatives insensées, fruit d’un impuissantorgueil et accueillies par d 'imbéciles admirateursde la race des bêtes à Dindcnault; escamotages devaines paroles; tours de force qu’on appclerait ail-leurs tours de gobelets; espèce de kaléidoscopes oude grands joujoux, phraséologie creuse, démonstra-