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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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de me tenir en réserve, et je n’avançais qu’avec ladéfiance d’un homme qui se sent sur un terrainminé de toutes parts. Mais tant de précautions étaientbien superflues vis-à-vis d’un adversaire généreuxqui devait nous introduire lui-même au cœur de laplace, et nous livrer tous ses secrets. Que l’on fasse,en effet, le relevé des restrictions qu’apporte M. Morinlui-même à l’apologie des doctrines qu’il défend, etl’on verra qu’il reste bien peu de chose à leur actif.M. Morin est l’enfant terrible du magnétisme ; disonsmieux, il en est l’apôtre convaincu, mais sincère, etchez lui, la ferveur de l’adepte exempte de la mysti-cité enthousiaste de ses coreligionnaires, n'étouffepas le jugement et n’obscurcit pas la vérité. Je nesaurais mieux finir que par l’aveu plein de candeurpar lequel il termine lui-même son livre : « 11 m’estarrivé, comme à presque toutes les personnes qui selivrent au magnétisme, d’être égaré par l’enthou-siasme , de m’appuyer sur des observations malfaites, et d’embrasser avec ardeur des opinions biendifférentes de celles que je professe aujourd’hui. Unexamen plus mûr, l’observation plus attentive desfaits ont modifié ma manière de voir ; il est permisde tâtonner quand on s’aventure dans un labyrintheoù la raison n’a encore introduit que de faibles