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du bien-être et des lumières, le mal physique engen-drant ici comme ailleurs le mal moral? Qui fixera avecprécision, si ce n’est celle même science éclairée parla physiologie, la mesure d’acliviié possible des orga-nes? Qui s’élèveia avec autorité contre la cupidité dupère de famille jetant ses en'anls en pùlure à la spé-culation? Qui réglera la durée du travail (1), laquellea une influence si directe sur la valeur des produits ?Qui révélera, autre circonstance non moins capitale,l’influence sur l’organisme des matières sur ‘ "esle travail s’exerce, et la nécessité d’y avoir égarddans la somme de la production? Quoi! vous assi-gnez pour objet à l’économie politique « le bien-êtrematériel de l’homme (2), » et vous ne tiendriezaucun compte de sa constitution physique? On a sou-vent parlé de l’influence des préjugés et de l’igno-
(1) La première idée de la loi sur la durée du travail appartient,dit-on, à des médecins. Les économistes reconnaissent eux-mêmes quele travail dans les manufactures, prolongé au-delà de dix à douze heures(limite ex'rême', perd de plus en plus de sa valeur, et fatigue l’ouvriersans profil pour le maître. On comprend du reste que celle moyenne estessentiellement mobile.
(2) n Le bien-être physique de l’homme, autant qu’il peut être l’ou-vrage de son gouvernement, est l’objet de l’économie politique, n(Sismondi). Telle est aussi la formule d’un écrivain qu’on n’accusera pascertes de tendances matérielles: n Rendre l’aisance aussi générale quepossible, n (Droz.) C’est, qu’en matière d’économie politique au moins,le bien physique et le bien moral ne font qu’un.