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ses branches des connaissances humaines, la médecineest soumise à l’influence des considérations, soitgénérales, soit particulières, qui impriment à l’esprithumain sa marche, accélèrent ou retardent scs pro-grès. Elle.l’est surtout à la philosophie dominante,dont les destinées réagissent sur elle de telle sorte,qu’on n’aurait qu’une idée bien étroite et singulière-ment incomplète de l’histoire médicale, si l’on nes’était appliqué à rechercher dans quels rapports cettehistoire s’est trouvée, à toutes les époques, avec lamarche générale de l’esprit humain, et, en particu-lier, avec celle des écoles philosophiques qui en sontla plus haute expression.
Montrer dans quel parallélisme étroit se dévelop-pent ces deux sciences, comment elles se pénètrentmutuellement, et réagissent l’une sur l’autre à toutesleurs phases, tel est le but que je me propose dans latroisième partie de cet essai.
III
C’est une chose digne de remarque, que la méde-cine et la philosophie naissent à la même époque, aumême jour pour ainsi dire, dans cette Grèce, leurmère commune, l’une du génie A'Hippocrate (460 av.