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ment de Y école italique, est marqué de tendancescontraires. N’accordant d’existence réelle qu’auxidées absolues de la raison, il satisfait au besoinqu’éprouve l’homme de sortir des phénomènes con-tingents pour s’élever à la raison dernière des choses.
Obéissant aux mêmes tendances, la médecine sedéveloppe de son côté dans une double direction,correspondant à la double tendance de la philoso-phie : Xempirisme qui procède du sensualisme desphilosophes, et le dogmatisme, qui se rattacheau rationalisme ; opposition qui va devenir de plusen plus tranchée dans les siècles suivants. Rap-pelons en quelques mots par quelles phases ilspassent l'un et l’autre.
A l’ancien dogmatisme transmis par les succes-seurs d’Hippocrate, et qui avait continué de se mo-deler sur la physiologie de Platon et des autressectes philosophiques, succède un dogmatisme nou-veau, dû à l’impulsion que communiquent à la scienceHèrophile et Erasistrate, en fondant l’anatomiehumaine ; d’où les premiers essais de solidisme etd’un dogmatisme plus rationnel, cherchant dans lesorganes eux-mêmes la cause des phénomènes qu’ilsprésentent.
Après Erasistrate, Asclépiade de Prusc (2‘' siècle),