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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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connaissances, l’un ne saurait être rattaché expéri-mentalement à l’autre. On se demande où le vita-lisme peut faire commencer cette indépendance d’ac-tion, cette autonomie qu’il attribue aux corps vivants;s’il y a un principe vital dans le végétal ; s’il n’ap-paraît qu’aux dernières limites de l’animalité, ouseulement à un certain degré de complication del’organisme ; s’il est possible de concevoir l’idée deforce isolée d’un substratum matériel, ou si la forcen’est pas, au contraire, comme l’a soutenu le plusgrand métaphysicien des temps modernes, Leibniz,ce qu’il y a de plus essentiel à la matière ; — si enfin,on est suffisamment autorisé à séparer la matière dela force, en raison de la persistance de la formedans les corps organiques, lorsqu’on peut consta-ter cette persistance dans le règne inorganique lui-même, ainsi que le prouve l’étude de la cristallogra-phie (1). La chimie n’a-t-elle pas démontré depuislongtemps que les éléments ultimes des corps orga-nisés existent dans la nature matérielle ? Cette com-

(1) Il y a dans les substances minérales une tendance constante àreprendre leur forme primitive, lorsque celle-ci a été accidentellementdétruite. Ainsi un cristal altéré de cette manière sur l’une de ses‘arê-tes, par exemple, reprendra sa forme caractéristique aux dépens de ladissolution saline dans laquelle on le plonge.

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