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L' histoire et la philosophie dans leurs rapports avec la médecine / par le Docteur C. Saucerotte
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de Parmentier? Ainsi, n’cst-ce pas un grand perfec-tionnement que d’être arrivé à séparer les éléments dusang les uns des autres pour apprécier leurs qualitésrespectives et leurs modifications intrinsèques ? S’il estdes erreurs inhérentes à l’imperfection ou à la fallacitédes méthodes (qui le nie ?) , appliquons-nous à lesfaire disparaître, mais n’en faisons pas une fin de non-recevoir en pathologie ; ne soyons pas, de parti-pris,hostiles à toute innovation de ce genre ; sachons enfintenir un juste milieu entre ceux qui prétendent absor-ber la physiologie et la pathologie dans la chimie, et ceuxqui veulent bannir à jamais cette science du sanctuaire.

Une dernière remarque à ce sujet. 11 y a , dansl’ordre de génération des sciences une filiation néces-saire, qui ne permet pas d’arriver dans l’une d’elles àdes progrès satisfaisants, aussi longtemps que la scienceà laquelle elle se subordonne n’est pas suffisammentavancée. Ainsi, la chimie ne serait pas arrivée au pointoù nous la voyons sans les progrès récents de la phy-sique. L’alliance de ces deux sciences , autrefois sé-parées et opposées dans les théories des iatrophysi-çiens et des iatrochimistes, n’est pas une des moindrescauses des progrès que leur doit la médecine contem-poraine. De même, la physiologie voit ses progrèssubordonnés à celui des sciences physiques, et la pa-